Le débarquement

LE DEBARQUEMENT ALLIE EN PROVENCE

15 AOUT 1944

• Une opération décidée au plus haut niveau : en décembre 1943 à la conférence de Téhéran, par Roosevelt, Staline et, malgré ses réticences, Churchill.
• Buts stratégiques : faciliter la Libération de l’Ouest, accélérer le départ de l’armée allemande de France par un mouvement en « tenaille » complétant le débarquement de Normandie. (6/6/1944)
• Le choix du site : entre Cavalaire er la côte de l’Esterel dans le Var pour utiliser des plages hors de portée des canons lourds de la zone de Toulon et pas trop éloignées de la vallée du Rhône (axe de pénétration vers le nord).
• Une préparation minutieuse sous les ordres du général américain Patch, en Afrique du Nord française et en Italie méridionale déjà libérés. Code de l’opération : Avril puis Dragon.
• Un débarquement facilité par :
- La maitrise alliée dans les airs (2 000 avions) et sur mer (250 navires de guerre et 500 gros navires de transport de troupes et de matériel)
- D’importants bombardements sur tous les points stratégiques du Sud Est de la France.
- Des troupes Allemandes dégarnies (vers le fond de Normandie), sans division blindée, avec une ligne de défense côtières incomplète.

LE 15 AOUT 1944

• Dans la nuit : des commandos doivent prendre position « en couverture » sur la route et la voie ferrée côtière aux extrémités est et ouest de la zone de débarquement .
• A l’aube : opération aéroportée près du Muy pour bloquer les troupes d’élite allemandes stationnées à Draguignan et préparer l’arrivée des planeurs apportant du matériel lourd.
• Juste avant le débarquement : pilonnage de la côte par l’aviation et la marine de guerre.
• 8h : les troupes américaines débarquent à Cavalaire, Pampelonne, la Nartelle, le Dramont. (voir les cartes au verso)
• Au soir du premier jour, 90 000 hommes ont débarqués. Les alliés ont eu un millier de morts et ont fait 6 000 prisonniers sur les 30 000 hommes dont disposait l’armée allemande dans le secteur.

DES SUCCES RAPIDES

• A partir du 15 Aout, débarquement de l’armée Française (250 000 hommes) sous les ordres de De Lattre de Tassigny.
• La prise des ports de Toulon et de Marseille est réservée aux forces françaises tandis que les Américains foncent vers le Nord par la vallée de la Durance et du Rhône.
• Le retrait des troupes d’occupation et l’avancée des alliés s’effectuent près de Dijon le 11 septembre.


Bibliographie sommaire :
ROBICHON, Le débarquement de Provence – Presse de la Cité, 1983.
P. GAUJAC, La bataille de Provence – Ed. Lavauzelle, 1984.
J.MAIGNON, Le Var dans la guerre – Ed. Horwath, 1991.
Carte Michelin N°103, La bataille de Provence, réédition.
Cette fiche a été réalisée par une équipe d’élèves et de Professeurs du Lycée Saint Exupéry de Saint Raphael. -1994-